jeudi 16 juillet 2015

La Rainette: VM vidée dans le Sucoir

Entrée à 10h pour Noé et Mick, puis direction de la vasque Rocheil, puis on passe en apnée le mini-siphon, et on attaque le chantier TP pour désamorcer le siphon: 20min à la pelle chacun d'un côté du talus de glaise et puis ça jonctionne!

l'action...

...le résultat !!
(photos: M. Leroy & N. Vergez)
Des cubes d'eau s'engouffrent alors en quelques minutes dans le suçoir sableux qui ne l'est plus d'ailleurs, tout le sable est parti avec la flotte. Ambiance "Gournier"! Résultat: le niveau d'eau s'est abaissé de 25cms et le siphon devient une voûte mouillante. Plus besoin de mettre la tête sous l'eau pour les prochains visiteurs.

Ensuite pause casse-croûte, puis direction le terminus de la branche de droite. Pose d'une corde pour grimper le E3 argileux et glissant puis on est passé sous la trémie coincée dans la faille que je n'avais osé passer seul la fois dernière.

On arrive sur plusieurs départs à droite qui jonctionnent ensemble et rejoignent par l'autre côté le P5 non descendu mardi. En continuant droit après la trémie, on arrive devant deux P6. On a équipé celui de gauche et un passage dans l'eau permet de rejoindre la base de celui de droite. On arrive alors sur un beau siphon propre et large mais la suite est pour les plongeurs.



On peut redescendre un peu la galerie à gauche sur une vingtaine de mètres mais on vient buter sur un siphon impénétrable. Quand on se trouve au pied du puits de droite, on se trouve à la base d'une cheminée d'au moins 25m de belle dimension. Sur le côté un peu en hauteur s'ouvre une galerie basse que l'on a suivi sur une cinquantaine de mètres jusqu'à un puits d'environ 6m non descendu. On semble retomber dans l'eau en bas. Vers le milieu de la galerie sur la gauche s'ouvre une lucarne bien ventilée a ouvrir (pas beaucoup de boulot) pour descendre un autre puits.

Ensuite nous sommes revenu au P5 de mardi où j'entendais l'actif. On a installé un bout de nouille facultatif mais utile car la descente glisse pas mal. On suit l'actif sur environ 50m dans une diaclase à taille humaine puis il se perd dans un siphon plongeable. Débit d'environ 0,5l/s ce qui est pas mal vu la sècheresse qui règne.

La journée étant déjà bien remplie, on a regagné la surface pour sortir vers 16h00 et comme on été pas assez cassé il a fallu changer la roue du Noé qui était crevée.

Pour conclure c'est environ 200m de nouvelles galeries et 2 siphons trouvés, un actif a coloré et plein d'endroits a voir et a revoir. Il serait intéressant d'escalader la grande cheminée.

Mick & Noë

ndlr: L'ensemble des cavités autour de la rivière souterraine de la Rainette sont exposé à des crues brutales en cas d'orage ou lors de forte pluie pouvant noyer la totalité du réseau jusqu'à son débordement par les entrées! Comme certains passages ne sont équipés en 'explo' ou même pas du tout équipé, la chance d'évacuer des non-initiés de là est quasimment nulle. Il est dangéreux de s'y aventurer sans l'équipe qui explore le système. C'est pourquoi nous ne divulgeons pas la localisation des entrées.

mardi 14 juillet 2015

La Rainette: la suite de la suite

Sous terre aujourd'hui: Erik VdBroeck, Mick Leroy, Noë Vergez
En surface: Alain 'Papi' Papillard, Catherine Madeuf et Jean-Pierre Giangiordano

Objectif: Photo - Topo

Erik: "Arrivé en premier sur place, Jean-Pierre a apporté les matos. Un peu après les autres, Papi et Cat arrivent à pied car leur bagnole ne remonte pas la piste.

A midi, Mick, Erik et Noë sont descendus dans la Rainette. Ils ont foncé vers la vasque du Seb; puis ils ont vu l'eau bouger et le courant d'air faisait un drôle de bruit dans le miniscule trou souffleur au-dessus l'eau...
C'est bizarre de faire le 'duck' sous le pendant rocheux vers la cloche de la galerie Manu, mais cela se laisse bien plonger.  On estime l'épaisseur du pendant à seulement 50cm entre les 2 points topo dont il  reste seulement une bonne 30cm à plonger avec ces eaux si basses... Le casque d'Erik a tenu sous l'eau, malgré l'interrupteur non-étanche mais bien scotché = pas de dégâts.

Mick et Noë partent de suite avec matos photo pour faire leur boulot, après un sondage du CO2 par Erik  (4,25% à la vasque au début). Nous sommes donc avertis que cette expédition pourra nous fatiguer pas mal. Erik a du mal à se concentrer sur les manip de l'ordi mais l'eau nous a bien rafraichi ce qui fait du bien.

A côté de la vasque d'entrée, Erik remarque que derrière une monticule de glaise, un entonnoir sec descend plus bas que le niveau d'eau - bizarre ! Il y a même une arrivée de galerie basse (1m de large, 15cm de haut) au fond... Peut-être  il y a une possibilité de faire descendre le niveau de l'eau de la vasque sous le pendant en vidant l'eau dans ce trou, cela éviterait le plongeon ??


Jolies sections, magnifique galerie remontante mais énormément glaiseuse, et les matos topo obligent assez vite la technique du "topolingus" afin de pouvoir continuer...

Régulièrement, une cheminée ou petit départ qui reste à explorer. En général, la galerie part ouest, puis nord-ouest et après une vasque on remonte vers une partie concrétionnée, puis la jolie galerie des marmites avec un profil exceptionnel.


Au moment que la galerie reprend vers le sud-ouest, à l'endroit "Ygrec", il y a le départ vers l'est où Manu et Raph se sont arrêté, mais ça descend pas mal et c'est plus bas (voir récit de Mick qui fait une 50'ne de m de première).

La galerie remonte encore, et de plus en plus de concrétions apparaissent, jusqu'à une grande coulée blanche qu'on remonte non sans difficulté par la gauche, en essayant de pas laisser trop de traces.

(toutes les photos: Mick Leroy & Noë Vergez)
Puis on la traverse en haut sous une cheminée très haute et large. Deux cloches assez hautes suivent encore.
Dans chacune des 3 diaclases (à escalader), il y a de magnifiques hexentriques et beaucoup de feuilles de chênes verts. Il y en a d'ailleurs présent dans toute la galerie de Manu, et on remarquera plus tard que, en surface, il y a que des chênes blanc !!

Un ramping bas laisse atteindre un croisement en T devant la dernière diaclase. Aux deux extrémités, des escalades seront nécessaires pour atteindre une éventuelle suite (j'avais compris que Mick a déjà monté une qui queute ?), mais un petit espoir existe au fond en bas, coté ouest, avec possibilité de désobstruction d'une suite basse.

Au retour, nous décidons de planter un spit en haut de la vasque au début de la nouvelle galerie, et d'y installer une corde à noeuds, pour faciliter les montées vers la nouvelle partie.

Superbe descente, TPST 5h30."

Mick: "une heure de pelle US a creuser un chenal permettrait de descendre le niveau de la vasque SR de 10 à 20cms! Ensuite début de la topo pour Erik et tour du proprio et photos pour Noé et moi. La galerie est a échelle humaine, tantôt lavée, tantôt remplie de glaise. On arrive au bout de 200m sur un carrefour:
-branche de gauche, remontée de talus de glaise et coulée de calcite pour arriver au terminus de Raph et Manu au pied d'une petite escalade de 5m qui queute.
-branche de droite, on traverse une laisse d'eau et on contourne par la gauche une coulée pour arriver sous le départ d'une galerie. Pour y accéder il faut grimper entre des blocs glaiseux coincés. De là plusieurs départs: à gauche chaos de blocs coincés à la verticale dans une diaclase haute de 15 à 20m (pour les grimpeurs!). A peu prés en face départ de galerie avec p5 non descendu à équiper en vire pour aller voir en face. A droite étroiture (non franchi car seul!) avec bruit d'écoulement d'eau derrière que l'on entend aussi du côté du P5. Au bruit faible débit peu être 0.5l/s.
Ensuite retour car c'est l'heure, installation au passage d'une corde à nœuds pour s'aider sur le talus d'argile en sortie du mini siphon. Tout le monde sort sain et sauf et courbaturé vers 17h45.
Reste sur place une C10 a couper de la corde à nœuds si besoin (pour le P5).
En pièce jointe un mauvais croquis en attendant la jolie topo"



ndlr: L'ensemble des cavités autour de la rivière souterraine de la Rainette sont exposé à des crues brutales en cas d'orage ou lors de forte pluie pouvant noyer la totalité du réseau jusqu'à son débordement par les entrées! Comme certains passages ne sont équipés en 'explo' ou même pas du tout équipé, la chance d'évacuer des non-initiés de là est quasimment nulle. Il est dangéreux de s'y aventurer sans l'équipe qui explore le système. C'est pourquoi nous ne divulgeons pas la localisation des entrées.

La Rainette: les jeunes prennent le relais

L'exploration de la rivière souterraine de la Rainette (Grospierres, 07), fait désormais l'objet de nos "jeunes d'esprit" - comme 'nos' Raph Benini, Noë Vergez, Erik VdBroeck, Alain 'Papi' Papillard, Cat Madeuf, Myriam Van der Meirsch et Mick Leroy sont venu en renfort de l'équipe de découverte des 'Shadocks' et la 'Rainette' de la première heure (= l'oncle à Mick et découvreur du trou: Jean-Pierre Giangiordano*, Christian Haon, Jean-Marie Chauvet, Salvador 'Dodor' Terres, Eliette Brunel rejoint par Patrick 'Belu' Serret).

Depuis la jonction des deux cavités en 2012 et surtout depuis la désobstruction de l'entrée de la Rainette par Raph, Jean-Marie, Dodor et Jean-Pierre, entièrement par l'intérieur (!!), l'exploration de la rivière souterraine a fait un grand pas en avant avec la découverte de la rivière souterraine.
Les deux cavités topographiées par Belu**, la localisation de l'entrée de la Rainette n'a pas été sans péricles, et c'est bien Ulysse qui a senti le bon endroit.
L'ex-siphon plongé par Sebastien Rocheil (livrant une première de 800m en un jet jusqu'à la 'vasque de Seb Rocheil'!) a été transformé en voûte-même-pas-mouillante par la Raph-o-thèque pendant un étiage total.
Suite à cette désob, et uniquement en basses eaux, l'exploration sans plongée est désormais possible jusque 2 siphons A et B à l'amont de la rivière, un siphon C au sud et 'le' siphon Aval à l'aval, les 2 derniers tentés par Laurent Chalvet qui n'a pas pu passer en plongée.

(toutes les photos sont de Mickeël Leroy, Noë Vergez et Alexis Guigenaud du 1/6/2015)
En septembre 2013, Raph et Erik ont poursuivi derrière ce qui devait être un siphon, mais qui n'était qu'une voûte mouillante à l'étiage de la mi-septembre. Ils ont fait une centaine de mètres de première, jusqu'à leur découverte d'un vrai siphon, le siphon B, tant que J-P Giangiordano et Hervé Dessens ont réalisé une escalade qui a malheureusement queutée à +25m.
Egalement en 2013, une escalade au-dessus du siphon A a été abandonnée à +25, endroit où un radiobalisage (à -67m) a été effectué pour établir la déviation de la topo sur laquelle on est obligé de nous baser aujourd'hui pour caler les nouvelles topos.
De suite, une nouvelle campagne s'impose...

*Jean-Pierre Giangiordano et **Patrick 'Belu' Serret sont les spéléos du coin qui ont parcouru, trottiné, prospecté, inventorié, désobé et exploré la majorité des trous dans la zone et ont acquis une connaissance particulière sur ce qui y entre et sort en eaux, en tandem avec toute une historique en exploration plongée et spéléo par les autres équipiers.

ndlr: L'ensemble des cavités autour de la rivière souterraine de la Rainette sont exposé à des crues brutales en cas d'orage ou lors de forte pluie pouvant noyer la totalité du réseau jusqu'à son débordement par les entrées! Comme certains passages ne sont équipés en 'explo' ou même pas du tout équipé, la chance d'évacuer des non-initiés de là est quasimment nulle. Il est dangéreux de s'y aventurer sans l'équipe qui explore le système. C'est pourquoi nous ne divulgeons pas la localisation des entrées.

dimanche 12 juillet 2015

Première à la Rivière de la Rainette

Participants: Raph Benini, Manu Zuber, Eva Richard, Marc "Marsellus Wallace" le grimpeur du Cesame et cousin de Manu, et ses 2 amis de Nantes; Erik VdBroeck, Mick Leroy.

4 équipes sont descendus sous terre:

Raph a équipé en fixe la traversee vers le siphon aval;  mais au moment d'entamer l'escalade au-dessus du siphon, la :perfo a pris l'eau; et il faut un canoe pour attaquer escalade sans noyer la machine en même temps...

Mick & Manu & Eva ont attaqué la desob au fond NE et ont a atteint une salle basse, mais il reste encore des blocs à enlever; avec vue sur une suite.

Erik topote la galerie à partir de l'ancien terminus (la voûte mouillante du Seb Rocheil), en remontant par l'étroiture désobstruée "Passe-Belu" par Mateo & Erik l'année dernière, en suivant la galerie de l'escalade (par Jean-Pierre Giangiodano et Hervé Dessens de sept 2013), puis descendant vers la désob. Le palm a fait une glissade de 12m sur coulées et a atterri dans la glaise, mais il n'y a pas de dégâts!
Vu la présence des coup de gouge et la topo sur place, la suite est bien un aval parallèle à la galerie principale, mais décalé de 25m plus à l'est, et qui part dans l'inconnu.

L'équipe de relève de Marsellus ont regardé les 2 siphons amont (siphon A qui vient de l'amont, et siphon B, qui est un autre siphon aval !), puis Marc a rejoint les désobeurs avec Raph, les autres étaient prêt à sortir.
Erik, après la session topo, préfère sortir avec eux, pour aller faire dodo car il bosse les nuits...

Mais... Manu a vu bouger l'eau de la vasque du Seb Rocheil, en face de la vm... il a sondé avec la main, il a trouvé de l'air, il a plongé et il a disparu!!

suite à l'étiage exceptionnel, la vasque était 40 cm sous son
niveau et cette petite ouverture a laissé passer l'air de la
première ! (photos: Manu Zuber)

Raph, sans casque étanche, l'a suivi après quelques minutes sans nouvelles de Manu, en échangeant casque avec celui du Mick, ce dernier restant devant la voûte mouillante. Mais de l'autre côté du plongeon, plus de Manu: il était déjà parti dans sa première, et Raph devait suivre en courant pour le rattraper. Ils ont parcouru quelques centaines de mètres dans ce qui est devenu la 'galerie Manu'...


La galerie est joliment concrétionnée, présente de nombreuses traçes de mis-en-charge récente, des vasques, marmites, une coulée blanche qui menait à des diaclases plein d'hexentriques, et ils se sont arrêté après une autre série de vasques dont la dernière barrée par une coulée, mais ça continue derrière!


Manu: "C'est vrai qu'on a oublié de le mentionner, le CO2! J'avais fait remarquer à Raphael qu'on était bien trop essoufflés pour la promenade que c'était. Vers la fin, je commençais même à avoir mal au crâne, et pourtant je ne suis pas très sensible à çà!"

ndlr: L'ensemble des cavités autour de la rivière souterraine de la Rainette sont exposé à des crues brutales en cas d'orage ou lors de forte pluie pouvant noyer la totalité du réseau jusqu'à son débordement par les entrées! Comme certains passages ne sont équipés en 'explo' ou même pas du tout équipé, la chance d'évacuer des non-initiés de là est quasimment nulle. Il est dangéreux de s'y aventurer sans l'équipe qui explore le système. C'est pourquoi nous ne divulgeons pas la localisation des entrées.

samedi 11 juillet 2015

Canoë retrouvé

Grace à nos contacts, la solidarité, et le marquage bien spécifique du bateau, notre canoë volé a bien été retrouvé et ramené hier en bon état.

Il marche comme neuf, car nous avons déjà effectué une autre descente aux sources à ce jour.



Merci à Guillaume et Sebastian de Photo07, à Alain de Village Camps et à Lucas, Elisabeth et Françoise à la Réserve SGGA !!

mercredi 8 juillet 2015

Avis de recherche : notre canoë a été volé

Il y a quelques jours, notre bateau a été volé dans un terrain privé à Châmes (Vallon Pont d'Arc, Ardèche). Nous déplorons cet acte d'incivilité, de plus car c'était notre moyen capital pour effectuer des recherches spéléo-scientifiques le long des gorges de l'Ardèche.

Signalement: le canoë est un bateau 2 places 'Optimo' de la marque RTM, de couleur verte. Côté babord, il est muni des enseignes 'Greenpeace', ses bandes multicolores et les logo 'Stop au gaz de schiste' lesquels vous reconnaissez facilement à partir du rive gauche et la route touristique.

Disparu: le petit frère du Rainbow Warrior 

Si vous aperçevez ce bateau, merci de nous contacter: nature-temoin@speleo.tv ou au 0628-828680.

Merci.

mardi 9 juin 2015

Descente Sonar

Après la descente aux multisondes d'il y a 2 semaines, le deuxième volet de notre projet 'profil Ardèche et sources profondes' s'est déroulé hier. L'Ardèche débite 3 à 4 m3/sec à Vallon et entre 5 et 6 m3/sec à Sauze pour un Ardèche à 1 m sous son niveau. En théorie, il y a donc 2m3/sec d'apport en eau des affluents et sources.

Nous avons relevé des profil de la profondeur Ardèche entre Chames et Sauze, avec mesure conducti/temp/estimation débit des sources qui coulent.





Départ à Châmes à 9h20. Julien, notre ami pêcheur et moniteur canoë, a installé une grosse batterie 12V et l'echosondeur afin de tracer des profil profondeur par méthode sonar le long de l'Ardèche. Comme il est seul, il est difficile de pagaïer et de jouer opérateur en même temps, car l'Ardèche débite pas du tout et il y a pas mal de coup de vent. Régulièrement, on recule fort car le vent est plus fort que le zéro courant. Le bateau très lourd de Papi et Erik (pour les mesures de conductivité et température dans les sources) ils doivent descendre devant ou dans toutes les sources inclusif un plongeon apnée à l'entrée de la source du Castor) fait galérer tout le monde sur le trajet entier...

Il faut dire que jamais de notre vie, nous avons retourné autant de fois avec bateau et bidons (au moins 5 fois entre la dent noire et la fève !!), bateau et 2 bonhommes coulé - heureusement l'Ardèche fait 25,5°C !! Conséquence: arrivés à Sauze à 17h45 seulement, d'où chargement de tous les bateaux et matos qui nous a ramené à Châmes.

Mais nous pouvons dire fièrement qu'on a démyistifié une autre paire d'histoires et que nous disposons de très joli résultats et mesures, à bientôt à la conférence !

Un super super merci à Alexis Vernede et Eric Langlumé qui n'ont malheureusement pas pu participer, et surtout à Julien Rochette et Joël Jolivet et son équipe pour les matos et les analyses, sans qui toute cette info serait restée encore dans les tenèbres...





Mention spéciale pour Papi, car il a vraiment été courageux et bien plus patient que moi, car à la Chataigneraie, j'étais déjà en train de jurer comme on galérait à fond à cause du vent, et le pauvre papi a bien tenu le coup et a seulement poussé ses premiers injures et merdes merdes merdes... à  la Cadière.

D'ailleurs, nous vous présenteons ici les données de quelques sections de l'Ardèche qui nous intéressent beaucoup et qu'on veut partager avec le lecteur attentif et respectueux.

Le Canal ou la Toupine de Gournier n'est, comme de mauvaises langues le disent souvent, pas 20, ni 25 ou plus, mais seulement... 7,5 m profond!! On remarque bien l'apport de la source immergée à l'aval de l'event de Gournier:






Devant la Source du Castor, l'Ardèche n'est pas très profond, et descend nettement plus à son aval, où l'entrée immergée se rejoint...:




Ces données sont à titre indicatives et basées sur des mesures sonar+gps effectuées en juin 2015, quand l'Ardèche était 1m en-dessous de son niveau d'étiage. Il suffit de rajouter 96cm pour obtenir la profondéur réelle. Si vous aimeriez utiliser nos données, respectez les droits d'auteur et demandez svp l'autorisation de Nature-Témoin qui a payé les frais de la campagne !

lundi 8 juin 2015

GASOIL en japonais

Merci aux acteurs (Joël Jolivet, Guido De Keyzer, Myriam Van der Meirsch, Erik Van den Broeck) et pour la prestation de 2x 4h de tournage (le 7/4/15 à la grotte Flandin et le 24/4 à l'espace de restitution de la grotte Chauvet) et à Ellaïs et Pierre Gérault, Stéphane Tocino, Joël Ughetto, le Grand Site de l'aven d'Orgnac pour le portage et le prêt des matos, pour que les recherches et les explications scientifique de nos spéléologues ont été mis en valeur dans l'émission télévisée au NHK, la télé japonaise.



Le CDS de l'Ardèche avait proposé à l'équipe du GASOIL de nous occuper d'une équipe de la télé japonaise NHK. La productrice de l'émission, avait lancé une mission intéressante: "Notre but, en marge de l’ouverture au public de la Caverne du pont d’arc, est de parler de la passion pour la spéléologie et la prospection. Nous souhaiterions donc rencontrer un(e) spéléologue de la région, orienté vers la prospection, qui puisse nous expliquer en quoi consiste la recherche de cavités, comment il(elle) s’y prépare et bien sûr ce qui lui plaît dans cette activité.Nous pourrions ensuite partir ensemble explorer une des grottes de la région, nous aimerions voir une grotte ornée d’un ou de plusieurs dessins, même si les dessins ne datent pas de la période préhistorique bien entendu. Idéalement, une grotte découverte par un des spéléologues de la fédération. Il s’agit là pour nous d’évoquer la richesse du sous-sol ardéchois et peut-être la découverte possible d’une autre grotte ornée."

Finalement, les rush ont été utilisés dans divers reportages à la télé japonaise, mais ce n'est que ce reportage dans un programme éducatif dont nous avons trouvé une trace, malheureusement, explique la productrice de l'NHK: "Le reportage a finalement été intégré à un programme éducatif, vous serez peut-être surpris du format. D’autres reportages plus courts ont été diffusé dans le cadre du journal télévisé mais je n’ai pas pu les récupérer. Nous avons beaucoup aimé nos expériences de spéléo en Ardèche et toute l’équipe vous remercie chaleureusement ainsi que tout votre groupe".


Effectivement, le format de l'émission nous surprend 'un peu'...
Pour votre info, le lien ici: https://youtu.be/n1TRGeTiacs?t=351
Les 62 secondes d'images dans la grotte Flandin commencent à 5'10" - Hélas sans soustitrage européen mais au moins ils ont montré une session topo sous Auriga !



mardi 26 mai 2015

Réunion GASOIL projets ExplOrgnac



Nous nous réunions sur 2 préparatifs pour des projets qu'on a en tête:

Depuis 2013, le G.A.S.O s'implique fortement dans la reprise des explorations des réseaux d'Orgnac­Issirac. Les dernières campagnes aux salles rouges et au réseau III bis étant menées à bien, nous souhaiterions reprendre la désobstruction abandonnée en 1973 à la salle des merveilles.
Cette salle située à l'ouest de la salle De Joly présente un réel intérêt spéléologique de part sa position géologique et géographique.
Suite à une sortie de repérage guidée par S.Tocino, nous nous sommes rendu compte que le chantier nécessitait de la préparation technique car de l'étayage et l'utilisation d'explosifs seront nécessaire pour mener à bien cette opération. Nous devrons donc mettre en œuvre des protocoles rigoureux pour des raisons évidentes de sécurité, et il est décidé de laisser mijoter un peu le projet et d'attaquer léger à autre chose cet hiver.

Il est décidé que Nature-Témoin va solliciter de décongéler le projet 'Réseau Pivert', tant que Michel, le découvreur du réseau en 1980, est encore physiquement apte pour l'indiquer. L'occasion de préparer donc une journée de répérage pour démystifier ce qui est ou peut-être à trouver...

mercredi 20 mai 2015

Descente scientifique de l'Ardèche

Nous avons descendu la rivière Ardèche de Vallon Pont d'Arc à Sauze, afin de tracer un profil hydrologique de l'Ardèche.
Le club de canoë-kayak nous avait aimablement prêté le bateau kraft 8 places, dont 7 étaient occupé par notre équipe (Alex, Alexis, Erik et l'équipe scientifique de Joël, Hervé, Jordan et Didier).
Nous avons effectué en continu les mesures de la conductivité, turbuditié, température, acidité et rédox, afin d'établir les différentes arrivées d'eau dans la rivière par ses affluents connus et inconnus. Le tout a été couplé à un positionnement enregistré par gps différentiel (précision 5 cm !) et montrera bientôt même le profil en profondeur de la rivière.
Heureusement, il a pas trop fallu pousser le bateau, malgré le niveau bas de l'Ardèche. C'est justement ce niveau bas qui nous a permis de bien déterminer les arrivées d'eau par rapport au faible débit de l'Ardèche, et qui a permis de passer tranquilos. Merci à l'Ecole des Mines de Saint-Etienne pour les matos et pour les sandwich !
En fin de journée, le transport du bateau était soigné par Fabrice et Alain Sonzogni; les participants ont été remonté par Slice of France.
Merci à tous les participants et bienfaiteurs qui ont assisté à la réussite totale de cette opération!