vendredi 20 juillet 2018

Une soirée folle...


Non nous ne vous dévoilerons pas combien de canettes de bière ont été retrouvée vides,
Non nous ne vous dévoilerons pas combien de Bière JAVA artisanale se sont échappées de leur bouteilles,
Non nous ne vous dévoilerons pas à quelle heure indue se sont couchés les organisateurs par contre ce que nous sommes heureux de vous dire c'est un GRAND MERCI a tous, que vous ayez été pilote, coordinateur, serveur, plongeur, musicien, mecenne, mangeur, buveur, danseur, un des 148 participant, que sais je encore...

Merci au groupe Hominoise qui nous a enchanté pendant leur super concert de rock au centre d'Orgnac! Un vrai régal de délicieuse décadence !.
Merci aussi à la Mairie d'Orgnac pour l'aide logistique et le DJ,
Merci au restaurant le Diaprisius pour le régal avec ce superbe Tajine,

La fête fu belle et c'est grâce à vous.  A la prochaine...










jeudi 12 juillet 2018

traversée des anciens

CR de Benoît:

L’annulation de la traversée des anciens la dernière fois nous avait laissé sur notre faim. Il fallait donc y remédier.
Un beau matin, le téléphone sonne, le président est au bout du fil : « J’ai 3 jours et vous ? » Et bien nous aussi et ça tombe parfaitement mais a une condition, j’amène ma dulciné cette fois. Pas de soucis pour Noé et Mick, Maud est acceptée.
Et c’est le retour de l’équipe Vercors du Gasoil pour un nouveau week-end dans ce beau massif ! Comme dirait un DE croisé à Gournier, le Vercors y’a pas de gaz, pas de boue et pas de concrétions qui bouchent tout comme chez vous !
Alors en route ?
Dimanche début d’après-midi, rendez-vous au camping des bruyères. La patronne est très gentille, l’emplacement choisi (après de longues palabres) très agréable. Nous installons les tentes, trions le matériel et partons direction le scialet Brudour pour l’équiper en vue de notre sortie de traversée.

installation au camping des bruyères

Note pour ceux qui voudraient y aller dans le futur : prenez un gps ou empruntez la piste forestière du brudour.
Vous l’aurez compris, on a galéré pour trouver l’entrée. J’équipe le puits d’entrée (prévoir une C30 + 4 mousquetons) et nous nous faufilons dans la cavité direction le passage clé pour vérifier que ça passe. Maud se débrouille super bien malgré sa faible expérience et tente d’esquiver toutes les flaques. Il est vrai que l’eau et la grotte sont à 6°. 

l'équipe

entrée du Brudour

Ben à l'équipement

Ça passe, le niveau d’eau est très bas comme nous avons pu le constater une fois arrivés à la rivière. Nous ressortons donc non sans avoir apprécié un spectacle de danse sur corde de Noé notre teletubbie rouge préféré.
TPST : 2h30

acrobaties dans le passage clé...



deux tourtereaux perchés sur un bloc glaiseux

On rentre au camping pour une bonne soirée pasta bière et Pierrot nous rejoint, direct depuis l’aven, d’une grotte à une autre, trait d’union entre l’Ardèche et le Vercors ! Bref, on mange, on boit on dort.
Sincères remerciements à notre voisin qui dort dans son camion et à ses soucis de prostate, il a réussi à égayer notre nuit d’incessants coups de portières !

Réveil à 7h30 le lendemain, Maud file acheter du pain et du pain Viennois à la boulangerie de la Chapelle. Une fois repus, nous hésitons sur la conduite à tenir… Piscine municipale et bières où 10h sous terre par 5° avec de l’eau jusqu’à la taille ?

Finalement nous optons pour les 5°.
On se gare à Fond d’Urle et on remonte les pistes, on trouve l’entrée de la traversée des anciens sans trop de problèmes et le président part équiper en rappels débrayables. Noé ferme la marche histoire de débloquer puis de tirer les rappels (prévoir deux C30 + quelques mousquetons + corde de secours).


discrète entrée du trou des anciens

3 longueurs pour ce magnifique puit des jouisseuses (les spéléos du Vercors sont des poètes… (on le serait nous aussi si on arrivait après 25 ans de travail à créer une traversée comme celle-là))
Petit frisson tout de même lorsque Noé rappel la première corde, il n’y a maintenant plus qu’une issue. Nous nous glissons dans le méandre de la gentille fée, que j’aurais nommé autrement personnellement mais bon par respect pour les 90 tirs nécessaires à son élargissement on va garder ce nom. 

puits de la montre en or


Nous descendons toute une série de magnifiques puits, quelques ressauts et arrivons à la rivière et à la salle de triage où nous dégainons les Yums Yums ! Festin de pates chinoises pour tout le monde ! Mine de rien ça fait du bien de manger et de boire du chaud. Nous étrennons également pour l’occasion ma gourde filtrante qui dans ces milieux aquatiques est fort pratique et permet de se débarrasser de pas mal de poids. 

Ben devant les pates chinoises implorant Zhurong, dieu du feu, pour que la cuisson soit bonne


la gare de triage

La logistique est parfaite, l’un mange puis il s’équipe de sa néop le ventre encore chaud de ses yums yums.
Une fois restaurés, nous entamons la descente de la rivière de montué. C’est facile, juste assez large, il y a peu d’eau et c’est MAGNIFIQUE !!! Parfois, les galeries sont si hautes que même avec le spot des scurions à fond, on ne peut pas voir le plafond. 



progression dans la magnifique rivière du Montué



On avance bien, le moral est au beau fixe, Pierrot équipe les quelques cascades rencontrées, Maud s’extasie devant les toutes petites excentriques qui parsèment les murs, Mick la prévient : « attention à la marmite au sol », Maud continue, Mick pointe la marmite du doigt, Maud continue et PLOUF, s’enfonce jusqu’à la poitrine dans la marmite… Un grand moment de rigolade.
Il faut dire que Maud est rassurée, elle craignait d’avoir très froid mais avec les néops tant qu’on avance, on n’a pas froid.
Notre traversée continue et Pierrot continue à pester contre son étrange choix de mettre au bout de ses longes des autolocks. En revanche il apprécie sa combi intégrale puisqu’il il nage tranquillement pendant qu’on s’escrime avec les mains courantes. 

dernière cascade de la rivière

salle de la cascade



Le dernier rappel est magnifique, nous débouchons dans la superbe salle de la cascade avant d’attaquer la partie sèche du parcours. Après la salle de la cascade c’est la salle des ténèbres et son chaos de bloc qui nous barre la route. Les grimpettes en combis attaquent nos dernières réserves d’énergie. Nous retrouvons finalement la rivière de la bournette après le passage clé et sortons finalement de terre à 20h30 après 10 heures passées sous terre. 

rivière de la bournette



Arrivés au camping nous nous jetons sous une bonne douche chaude et savourons de « la manivelle » une excellente bière artisanale du Diois !

Mardi 10, tout le monde est debout pour 7h. Le temps de déjeuner et de plier le camp, il est déjà 9h. Comme il fait beau et chaud, on compte bien profiter de notre dernière journée sur place pour faire une dernière sortie. Comme Maud et Ben ne connaissent pas Gournier, ça sera l'objectif de la journée!
Arrivés sur le parking des grottes de Choranche (attention, se garer au début du parking!), nous enfilons les néops trempées de la veille, sensations désagréables garanties! Après un petit quart d'heure de marche, nous arrivons au lac d'entrée et gonflons le ''big air boat'' de Ben, le must de la croisière souterraine! Comme nous sommes les premiers, Mick équipe la vire d'entrée (prévoir C40 + 10 mousquetons) puis nous fonçons dans la grosse galerie fossile, avec les néops, autant dire qu'on a pas froid… Arrivés à l'accès 3, c'est avec plaisir que nous retrouvons la rivière pour nous rafraichir.
Ne voulant pas sortir trop tard, nous faisons une pointe jusqu'à la salle Chevalier, grignotons une barre, puis faisons demi-tour. La progression dans la rivière est agréable, le niveau d'eau bas. Maud et Ben venant pour la première fois en prennent plein les yeux, le travail de l'eau sur la grotte est exceptionnel, elle mérite vraiment son titre de plus belle rivière souterraine d'Europe!
De retour sur la vire ça bouchonne… Un groupe s'en va, l'autre arrive, du monde, des cordes emmêlées, bref… on patiente un quart d'heure avant de finalement retrouver l'entrée.

Vers 15h, c'est fatigués mais content de notre week-end que nous regagnons l'Ardèche et son étouffante chaleur, la tête remplie des superbes rivières que nous avons parcourus.

mercredi 4 juillet 2018

lundi 2 juillet 2018

scialet Robin

CR de Noé:
Présents : Mick, Ben et Noé

Samedi 9 juin, le rdv est donné pour 13h00 à la Caverne du Pont d’Arc afin de récupérer Ben après le boulot. Un dernier coup d’oeil au matériel, nous chargeons les affaires de Ben dans le spéléobus et partons direction le Vercors.
spéléobus!
 A peine parti, la mauvaise nouvelle tombe, Mick nous annonce que la sortie initialement prévue la traversée des anciens est annulée à cause des pluies tombées les jours précédents. La traversée est peut être faisable mais nous ne prenons pas de risque et décidons de passer au plan B, le Scialet Robin. Après 2h de route, nous faisons un arrêt à St Jean en Royans pour faire les courses du weekend et acheter du matos à la boutique croque montagne puis repartons vers notre gîte "la ferme balenne" à côté de Vassieux en Vercors.
un drôle de visiteur au refuge…
On arrive enfin au refuge et pour pouvoir profiter un max de la sortie le lendemain, Mick propose d’aller équiper le scialet jusqu’à -187,  là où démarre le réseau. C’est parti, nous laissons nos affaires au refuge, préparons les kits et allons rapidement à l’entrée qui se trouve à moins de 100m du bord de la route quelques kms après avoir passé le Col de Carri. On se gare dans un virage d’où part un sentier légèrement marqué qui mène au porche d’entrée. On se prépare au camion, Ben part devant pour commencer à équiper. Les deux premiers puits se descendent facilement jusqu’à un passage en vire avec des spits très espacés et une petite douche juste au bon endroit qui aura raison de Ben un peu plus bas. Juste avant la dernière longueur du P140, bien trempé et habillé un peu léger pour les cavités du Vercors, Ben décide de remonter et laisse le soin à Mick de finir l’équipement. Un fois tous les puits équipés, la remontée se fait en un peu moins d’une heure et demie pour un retour au refuge vers 23h00. Heureusement nous sommes seuls au refuge car il n’y a pas de séparation entre la chambre et le coin cuisine. Nous reprenons des forces avec un bon plat de pâtes préparé par Ben et beaucoup de bières pour se réhydrater puis nous nous couchons quand même bien fatigué par cette première sortie tardive.
Refuge de la Balenne...

...où nous avons retrouvé le teletubbie rouge!

Dimanche 10 juin, réveil à 8h00, petit dèj puis nous repartons au Scialet Robin, déjà équipé, pour cette fois visiter les grandes galeries. En moins d’une heure, nous arrivons à la lucarne où commence le réseau et en profitons pour laisser un peu de matériel au vestiaire. On attaque le labyrinthe qui porte bien son nom mais heureusement pour nous, il y a du scotchlite et de la rubalise pour se guider. La progression n’est pas agréable, les plafonds sont bas voir même très bas par endroit avec quelques étroitures et à part le gour des soldats, il n’y a pas grand chose à voir. Le descriptif que nous avons de la cavité est un peu trop romancé à notre goût, on a du mal à retrouver l’engouement de l’auteur et arrivé à l’escalade des choux-fleurs, on se demande si le mieux ne serait pas de faire demi tour...
arrivée dans les grands volumes!
Après réflexion et relecture du descriptif, nous décidons quand même de poursuivre l’expédition dans le méandre de la neige, ça serait dommage d’avoir trimbaler du matos photo pour rien et de ne pas avoir vu le plus beau. Et cette décision est la bonne car on commence enfin à voir du beau, un peu de gypse sur les parois et de l’aragonite. 




Une petite escalade de 3 mètres au pied de la galerie des manchots nous permet d’arriver dans les fameux grands volumes où nous laissons le kit bouffe. Nous partons d’abord au nord, direction la grande coulée. C’est beau, c’est grand, on avance facilement sauf à la salle bloc où il faut se frayer un chemin entre les blocs et arrivé à la grande coulée, nous faisons demi-tour. Petite séance photo sur le retour et pause repas bien mérité vers 13h30 avant de continuer l’exploration de la galerie qui part au sud. Au menu, boeuf chasseur aux pâtes et nouilles asiatiques YUM-YUM "chicken flavour". Malgré l’oubli de couverts pour déguster ces plats 3 étoiles, la dégustation se déroule bien mais on ne peut pas en dire autant pour la digestion… Repas terminé, on reprend la visite jusqu’au puits des assiettes et comme précédemment, nous faisons demi-tour avec séance photo, parce que là aussi c’est joli! 







Le retour se passe sans encombre même si le poids des kits (5 kits pour 3 spéléos) se fait sentir sur la fin et ne facilite pas la remontée des deux puits proche de l’entrée qui sont par endroit assez étroits. Nous sortons vers 18h30, une petite photo pour la gloire au porche d’entrée et après avoir proprement rangé le matos, nous retournons au refuge pour une réhydratation dans les règles de l’art. 

porche d'entrée du scialet Robin
La réhydratation ne voulant pas en finir, Ben décide à nouveau de préparer le repas du soir et commence à comprendre pourquoi notre jeune recrue Pierre F. ne veut plus faire de sortie spéléo avec Mick et moi 👿.

Lundi 11 juin, on remballe nos affaires et prenons la route vers 9h00 direction Vallon mais cette fois avec le mauvais temps et le siège de droite du spéléobus trempé car nous avons oublié de fermer la fenêtre dimanche soir. Trajet tranquillou sans prendre l’autoroute et arrivée vers 11h30.