jeudi 1 mars 2018

trou souffleur d'Albion

Le Souffleur, même pas peur !!!! (par Elo)



Distance : ?

Profondeur : -560 (on arrondit à -600 non ?)

Heure de départ/arrivées : 12h/3h

Temps passés sous terre : 15h






Il était une fois, cinq aventuriers, tous jeunes et beaux (inutile de le préciser), friands de sensations fortes et de découvertes.

Ils entendirent parler du « Souffleur » sur le majestueux plateau d’Albion dans le Vaucluse, un -600m avec compris dans le pack, un méandre de 200m nommé « L’ANKOU » (tadada…). Ils se concertèrent et décidèrent de se lancer dans cette incroyable aventure, riche d’expériences, de dangers, de rires et de pleurs (oui oui !).



Ils étaient donc cinq, (et ils le restèrent 😉) :

-        Notre président et coach bien aimé MICK

-        Son compagnon de cordée de toujours NOE (il y a une histoire pas claire avec Benoit, mais certaines histoires ne sont pas à divulguer …)

-        BENOIT le grand spécialiste des pâtes bolognaises qui a vaincu la grotte malgré la maladie qui le tiraillait

-        PIERRE dit Maïté dit le traitre voleur d’eau (nous expliquerons par la suite)

-        Enfin ELOÏSE qui a bien galéré à la remontée !



Les présentations étant faites, nous pouvons commencer !



Après s’être installés correctement, pris un petit gâteau et un café, nous décidons de nous diriger, frais et guilleret, vers l’accès du « Souffleur » qui se trouve dans la commune de Saint-Christol-D ’Albion au bord de la route qui monte à Lagarde-d’Apt, à l’intérieur même du village. L’entrée a été refaite artificiellement (avec de gros gros perfos) et se ferme par une plaque métallique.

Vers midi (pas pressé le GASOIL), nos aventuriers commencent la fabuleuse aventure du « Souffleur », cavité découverte en 1935, le 26 décembre précisément (et oui j’ai potassé…) suite à de très fortes pluies.

L'entrée!





FIRST PART : The beggining



Mick se lance dans l’équipement de la première partie, le reste de la grotte étant équipé en fixe hors-crue (un grand merci à Damien!).  Un premier petit puits, suivis de courtes désescalades nous permet d’atteindre sans trop d’encombres (une petite plaquette perdue par la grande spécialiste de la perte d’objet en spéléo, mais celle-ci a été vite retrouvée. ), nous arrivons au « Méandre des Absents » long de 150m. Nous avons appris à nos dépends qu’il était très difficile de passer ce Méandre par le bas. Nous ne reproduirons plus cette erreur.

Toujours motivée, l’équipe du GASOIL arrive sur le premier puits de 36m, (puits des « trois Agenors » ) suivi par un court Méandre (et oui encore…) puis d’une série de puits appelés « l’Anaconda » : P42, P35, P7, P28. C’est grand, jolie, sympathique, on est content. « jusque là , tout va bien… ».



En bas de l’Anaconda, on découvre une salle encombrée de gros blocs. Sous un des blocs, l’entrée du grand, vertigineux, effroyable, long (et j’en passe) « MEANDRES DE L’ANKOU ». Pierre dit Maïté, dit le voleur d’eau, l’a surnommé autrement, mais encore une fois cette information ne sera pas divulguée.



SECOND PART : The Death



Etymologiquement, (on voit qu’elle sort des études celle-là…mais vous allez voir on comprend pleins de trucs après !!!), « l’ANKU » se traduit par la « mort » (Retadada…) en protoceltique. Une légende bretonne est assez significative et à mon sens, bien choisi pour définir ce « passage ».



« On dépeint l'Ankou, tantôt comme un homme très grand et très maigre, les cheveux longs et blancs, la figure ombragée d'un large feutre; tantôt sous la forme d'un squelette drapé d'un linceul, et dont la tête vire sans cesse au haut de la colonne vertébrale, ainsi qu'une girouette autour de sa tige de fer, afin qu'il puisse embrasser d'un seul coup d'œil toute la région qu'il a mission de parcourir. 

Dans l'un et l'autre cas, il tient à la main une faux. Celle-ci diffère des faux ordinaires, en ce qu'elle a le tranchant tourné en dehors. Aussi l'Ankou ne la ramène-t-il pas à lui, quand il fauche; contrairement à ce que font les faucheurs de foin et les moissonneurs de blé, il la lance en avant. »



Voilà voilà…



Revenons à nos moutons, euh à nos spéléos ! Le Méandre est donc un passage entre les blocs au point le plus bas de la salle sur une distance de 250m. Des pièges sont présents le long du Méandre. Sans la sagesse de nos ainées (héhé) nous serions « tombés » dedans . Finalement, nous (pierre et élo) sommes descendus seulement d'une dizaine de mètres sur une corde surplombée d’un panneau à l’effigie d’une tête de mort… (sans commentaire). Il faut bien que jeunesse se fasse ! Nous arrivons finalement à la fin de ce calvaire au début du puits « Aymé ».



THIRD PART : The descent



Le puits Aymé est un Méandre Fossile sur les premiers mètres, profond de 64m et s’évase sur le retour de l’actif (j’ai encore fait du plagiat mais shut ! ). Peu rassurant par endroit, des étiquettes ont été déposées près de fissures qui laissent penser à un futur écroulement de la falaise. Evitons de trop s’appuyer dessus.



Les cordes sont très épaisses, il n’est pas évident d’y descendre dessus. Mais on s’adapte et on arrive en haut du puits de  « l’Astrolabe » de 76 mètres, véritable goulotte sur toute sa hauteur. On continu de descendre le long de jolies chutes d’eau par une succession de puits, ressauts, fractios… On terminera par une dernière verticale de 114m, mais avant cela, pause barre de céréales ! (les fameuses…).

Le puits « André Gendre » de 114 mètres se termine par une dernière longueur avec une déviation pour éviter de se prendre de l’eau plein la tête. On descend un éboulis, on marche sur du sable, on arrive…

Nous traversons la rivière en direction du bivouac, on peut enfin manger !!!! Nous avons mis environs 6 ou 7 h pour descendre. (et on a faim !).

Le groupe se sépare, tandis que pierre dit Maïté dit le voleur d’eau (oui je le dirai jusqu’à la fin), décide d’aller se baigner, nous dégustons les fameux et délicieux sandwichs de ce dernier. Benoit et Elo font une petite sieste, Mick et Noé vont prendre des photos pour la postérité.

le bivouac

la rivière d'Albion...





grande galerie... poussiéreuse




FOURTH PART : The ascent

avant le départ!


Il est l’heure de repartir, il est 19h ! On remonte la pente, pierre dit le voleur d’eau part en premier (vous commencez à comprendre ?) et la déviation casse !!!! Perte de temps pour la remettre en place et c’est partie. On commence à avoir bien chaud à remonter sur ce fil d’araignée, le puits de 114 mètre à des allures de monstres !!!! Après maints efforts on y arrive à bout. Mais Pierre dit le voleur d’eau ne nous a pas attendu. Et bien sûr, il avait le kit avec l’eau dedans…

 
remontée en musique pour Pierrot

la base du P114


Assoiffés, nous continuons notre progression et on retrouve enfin notre voleur d’eau préféré en haut du 74 totalement gelé (c’est ça d’être rapide aussi…). On boit, on mange on est content. Mick sort l’appareil photo, toujours pour la postérité.



puits de l'Astrolabe

puits de l'Astrolabe

base du puits Aymé




La remontée fût rude, le Méandre casse jambe et bras, la série de puits (qu’on avait totalement oublié) est épuisante. Il ne nous restait plus d’eau pour cette dure étape et on a compris l’importance de l’eau ! (des recherches sont en cours pour palier à ce risque d’assèchement bouteilleux). Nous avons retrouvé assez facilement la sortie avec beaucoup de joies et de fatigues (en rampant de fatigue littéralement). Il est 3h30 du matin et on est gelée, vivant et heureux !!!



FIFTH PART : Alcohol



Une bonne douche chaude, une bière et des pâtes bolos voilà le crédo des spéléos !

5h du matin on se couche, le lendemain on fera les gentils touristes à la fontaine du Vaucluse devant une assiette de cuisses de grenouilles !!!!







Cette épopée restera gravée dans l’histoire du GASOIL, dans les esprits des aventuriers et dans leurs courbatures du lendemain !



 Que la force soit avec le GASOIL!!!

mardi 6 février 2018

traversée Barbette-Estevan

De bon train, partis nombreux, les Gasoileux s'en sont allés ce dimanche 4 février, à la traversée d'Estevan-Barbette !


Tout n'a pas été dit d'entrée de jeu pour éviter les rebrousse-chemin dès le départ, on a gardé le meilleur pour la fin.


Premier puits, descente des enfants au descendeur et à la poulie, pour une arrivée dans une salle magnifiquement concrétionnée, étroitures, rampings, étroitures, rampings, concrétions fines et magnifiques !


Tout n'ayant pas été des plus agréable pour tout le monde, le laminoir restait LE secret inavoué mais bien sous entendu.


Pause manger dans la scintillante salle des excentriques, où les victuailles et le vin rouge ont fait honneur à nos efforts pour notre réconfort, dans un décor digne d'un d'une bijouterie et paf ! Chocapic !


Après un bon repas, section de 40m avec le caillou ras la gueule entre ces parois somme toutes lisses, eh bien certains ont tout de même enlevé leurs casques, perdu leurs baudriers en cours de route ou encore laissé derrière eux des kits trop encombrants, des morceaux de viande, de dignité humaine et leurs enfants ! La technique de la marmotte (consistant à rabattre le gras sur les côtés) n'a pas été des plus efficace pour tous mais... Là où Mick passe, la poussière trépasse ! On a laissé la grotte nickel, récurée !


Tout est passé ! Même les insultes contre dame nature et cette pauvre grotte qui nous a regardés trimer en rigolant ! Quelle idée... Après quelques pleurs et peurs, on sort du plus dur. Plus que rassurés d'avoir fait le plus relou.


S'en est suivi une section encore très belle avec un passage à côté d'un puits de 30m puis dernières étroitures avant d'apercevoir les feuilles des arbres au sol, puis l'air frais, le soleil, Jean-Louis qui nous a fait le comité d'accueil et les photos, puis c'était l'heure du goûter ! Le thé, les gâteaux, le pipi et la bière 🍻


Des efforts des efforts mais apparemment, des contents aussi ! On était 12! (comptés à 13 au début 😓). Si quelqu'un vous manque à la maison ou dans votre entourage, nous déclinons toute responsabilité et nions toute collaboration avec vous. Merci


On compte y retourner pour ceux qui n'ont pas pu venir, et pour une séance photo !


Bien que celles déjà prises sont sûrement pas mal pour vous faire une petite idée !


A bientôt les grottistes !


Pierrot La Lune
  



lundi 29 janvier 2018

Sortie à l'aven Noël

CR de Benoît:

Sortie dominicale à l’aven Noël, l’occasion pour Lisa et Benoit de découvrir cette magnifique grotte et pour Noé, Mick et Pierrot, un entraînement pour le trou souffleur prévu en février.
Rdv à 8 h chez Mick , arrivée à 9h à l’entrée de l’Aven avec le code du cadenas. Pour l’instant tout va bien sauf que l’un des chiffres est bloqué et que malgré nos puissants doigts, rien n’y fait. Heureusement, Mick tel un Mac Gyver des temps modernes sort de son coffre une pince qui nous permettra de faire céder le cadenas récalcitrant (en l’ouvrant normalement, rassurez-vous).
La descente se passe sans encombre, un premier P30 puis le P90. Pierrot est à l’équipement (c’est sa première fois et ça ne rate pas, il est trop court (c’est toujours comme ça la première fois), il est bon pour une conversion et pour remonter poser la seconde corde. Au moins ça permet de se rappeler qu’il ne faut pas oublier le nœud en bout de corde…
Une fois tous en bas nous nous baladons dans les immenses et magnifiques salles, passons dans la galerie blanche, entrons dans la batcave admirer les restes de batman emprisonnés dans la calcite. C’est magnifique, superbe, sublime, époustouflant, imposant, monumental, majestueux, colossale, superbe, admirable, fabuleux…. En un mot GRANDIOSE !
Une pause s’impose ensuite, sandwichs maisons pour les uns, maximayos pour les autres et là, comme une épiphanie, LA RÉVÉLATION pour Noé et Mick, il est temps d’en finir avec les maximayos, ces compagnons de 10 ans, ces pavés de pain surgelés, décongelés, imbibés de mayonnaise produits avec amour par un admirable artisan du monde de la mie. Une page se tourne…
Cette terrible séparation d’avec la tradition sera rapidement éclipsée par le cadeau d’un kit par Pierre, un gâteau au chocolat maison de fort belle taille dans son moule en silicone !
Après cet intermède sucré, nous avons visité les réseaux supérieurs puis nous nous sommes acheminés vers le bas du puits pour une remontée rapide mais transpirante (Benoit était réduit à une aisselle de Rugbyman arrivé en haut)
Et comme Noël n’est pas n’importe quelle grotte, Pierre, tel Bernadette Soubirou a rencontré la vierge Marie à la sortie de l’Aven !
BREF une journée classique pour le GASOIL

Pierre face à la vierge

enfin sortie

Un avant-gout du calendrier, qu'est-ce que Mick peut-il bien cacher sous son casque ?

Les restes du délicieux gâteau de la Maïté du GASOIL


lundi 8 janvier 2018

Bonne année!!!

Le GASOIL vous présente ses meilleurs vœux pour l'année 2018! Et qu'elle soit riche en belles explos!



Quoi de mieux pour commencer l'année que de se retrouver autours d'une galette des rois et autres consommables liquides...