25 avril 2026,
Qiaotouyindong,
AP, JG, JB, topographies latérales.
Partis vers 8h30 de l’hôtel, nous arrivons 30 minutes plus tard au croisement de routes situé devant la grotte. Le temps de s’équiper, nous voyons arriver les deux pick-up des pompiers avec, comme toujours, chacun un zodiac sur le toit. Aucune chance qu’il ne serve ici vu le maigre ruisselet qui se perd dans l’entrée.
Dans le vaste porche, Ben nous montre le premier départ à topographier et nous explique où trouver les autres. Et le voilà partis pour le fond.
Aujourd’hui, je fais le lapin, c’est le rôle du « chien fou » du siècle précédent. Pendant que les topographes se mettent en ordre de marche, je fouille un peu les environs. Nous sommes au pied d’une trémie de gros blocs, avec donc des passages de taille variable, sans logique, et de l’air froid un peu partout. Ce n’est pas bien cohérent d’attaquer la journée là dedans. Alex me montre une escalade, avec de la lumière en haut. Il parait que c’est là qu’on est supposé aller. Bon, soit. 5 m plus haut, un départ assez gros nous appelle. Il aboutit à une salle avec des vielles nippes pourrissantes.
La suite de l’escalade n’est pas très saine : plutôt facile, mais sans véritable prise. Un détour permet de s’en sortir. Puis une corde rapidement passée autour d’un rocher de relancer la topoteam. En haut, nous débouchons dans le porche d’entrée. Les pompiers arrivent par là. Très bien, nous enlevons notre corde, elle servira plus loin. La galerie continue, mais nous allons d’abord lever la topo d’une troisième entrée, puis enfin, avançons au pas d’arpenteur vers la suite. En principe, elle devrait rejoindre la rivière. Après une zone chaotique dans une grande galeries il faut de baisser et choisir parmi de multiples options. C’est l’occasion de topographie une boucle.
Après quelques contorsions, nous n’avons pas pris le chemin le plus large, nous finissons par déboucher dans une salle. Mick et Noé sont là, à prendre des photos.
Ils nous indiquent deux objectifs : la galerie fossile, et la galerie rejoignant la rivière. Le noir nous attire dans la première. C’est du grand, Il y a quelques stalagmites, puis de superbes gours. Et nous montons dans une salle, trop vaste pour l’appréhender par un seul parcours : il faudra en faire le tour. Topographiant à proximité de la paroi de gauche, nous descendons dans une galerie qui s’en détache. le paysage vaut le coup d’oeil mais la progression reste peu commode. Et les concrétions brisées gâchent un peu le plaisir.
Le choix du passage n’a rien d’évident. Arrivé devant un puits, nous décidons de le descendre car il se prête bien au jeu : c’est une grande coulée avec des stalagmites bien placées. En bas, il faut remonter sur des effondrements souvent couverts d’argile rouge. Plus on monte, et plus l’énormité des blocs rend la cavité incompréhensible. Descendre ici ? traverser là ? Finalement, une suite est trouvée, mais elle est défendue par une vire nécessitant la pose de points d’ancrages. Il s’agit en effet de traverser à mi-hauteur un puits de 20-30 m en bordure de blocs cyclopéens. En face, une galerie plus nette Peut se voir sur plus de 50 m. C’est un bon objectif.
Sur le retour, nous évitons de descendre et trouvons ainsi un shunt au puits. Dans la salle, nous poursuivons la topographie toujours à vue de la paroi de gauche. Ça monte raide. Il faut parfois enjamber des précipices ou plus raisonnablement faire marche arrière pour passer d’un bloc à l’autre. Une magnifique coulée de calcite blanche contraste avec la noirceur du grand volume. Après un point haut, la salle redescend et butte contre paroi. La fouille est laborieuse.
A plusieurs endroit, on devine entre les blocs un étage inférieur, 20 m plus bas. Mais il faudrait planter des ancrages pour descendre. Nous finissons donc notre tour. Et ce n’est pas une mince affaire dans ce terrain très accidenté. Heureusement, il n’y a pas de passage trop glissant.
Les heures se sont écoulées, nous n’avons plus trop le temps de topographie l’accès à la rivière et prends le chemin de la sortie. De retour aux voitures, nous sommes surpris d’apprendre que nous sommes les derniers sortis. [JB]
CR Noé et Mick Qiaotouyindong jour 2
Mick n'étant pas dans son assiette pour une raison inconnue ou pour une raison d'assiette justement , nous décidons de faire une équipe photos et laissons aux copains le soin de topographier la suite de la rivière.
Arrivé à l'entrée, on s'équipe rapidement et partons premier pour photographier les différents spots repérés la veille. Le duo photo fonctionne bien. Ça se voit qu'on pratique la photo souterraine ensemble depuis 15 ans.
Entre 2 prises de vues, nous décidons d'aller visiter le réseau fossile de la galerie supérieure. La salle est un immense chaos de blocs tellement grand qu'on a eu du mal à retrouver notre chemin. Nous retournons dans la grande salle près de la rivière où se trouve la deuxième entrée en plafond pour prendre une dernière photo. La veille, Mick s'était aperçu qu'à 13h15 exactement, un magnifique puits de lumière venait transpercet la salle depuis la deuxième entrée. C'était presque l'heure et on ne voulait pas manquer l'occasion de faire une chouette photo.
Après quelques minutes à installer trépied photo et flash, nous attendons fébrilement, montre en main, le fameux rayon de lumière. Le rayon de lumière arrive et minute après minute, nous le voyons se déplacer. 10 déclenchements plus tard, la photo est là, parfaite pour la couverture de spelunca diront certains !
On range le matos et on part rejoindre les copains dans la rivière. La progression n'est pas simple car par moment la rivière se perd entre des blocs que nous devons escalader. On rattrape Ben et François 400 m plus loin qui continuent la topographie. La rivière ne s'arrête pas là mais l'heure tourne et nous décidons de faire demi-tour. Une heure plus tard, nous sommes dehors. Nous retrouvons nos taxis et après s'être changé et fait une petite pause, nous rentrons à l'hôtel.
Équipe Benoit et François
Au programme de la journée, l'exploration de la grotte de Qiaotouyindong, suite à la topographie interrompue la veille. La cavité se développe dans une grande fracture, très haute, et le parcours alterne entre le niveau de la rivière et d'énormes blocs qui peuvent nous faire remonter de 30 à 50 mètres au-dessus. La roche est un calcaire très noir, ce qui nous oblige à faire fonctionner les éclairages à pleine puissance.
Nous avons tous deux décidé de porter notre combinaison étanche, sans toutefois la revêtir sur le haut du corps, simplement nouée autour de la taille. Cela nous a permis de rester à une température agréable pour effectuer nos relevés. Nous avons réalisé environ un kilomètre de topographie.
Au retour, nous avons croisé l'équipe de Chinois, composée de pompiers, photographes et caméramans, qui sortaient de la grotte.
Nous avons émergé par le réseau fossile topographié par Jacko, Alex et Bozo. La montée a été assez soutenue, Benoit et les pompiers ayant décidé de se donner à fond. Nous avons maintenu notre rythme ; pour ma part, j'ai bien transpiré, un respect pour le vieux.
Il est nécessaire d'y retourner demain en raison du manque de temps.
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